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Benjamin Baras, la muraille de Balagny

28 mars 2018 - 20:56


Benjamin Baras, la muraille de Balagny

Il ne paie pas de mine. Un mètre soixante-quinze sous la toise, une soixantaine de kilos sur la balance, des cheveux roux sur un visage souriant, Benjamin Baras pourrait passer inaperçu dans l’effectif de Balagny. Pourtant, ce garçon de 21 ans est depuis cinq matches une muraille infranchissable pour ses adversaires. Ce qui fait bien l’affaire des Balagnards, solides leaders de Régional 1 après deux tiers du championnat écoulés.

« Cette série, je ne m’en occupe pas, jure le gardien de but. C’est autant mon travail que celui de la défense. Lorsqu’on démarre un match, l’objectif est de ne pas prendre de but. Alors on se bat avec nos forces, nous sommes une famille solidaire. Quand on a sur le dos le maillot de Balagny, on se sent porté. »

Son invincibilité de 450 minutes a débuté le 18 février contre Abbeville (1-0). « C’était le jour de mon retour à la compétition, après une fracture à la main gauche. Le 1er novembre, à domicile contre Camon, j’ai heurté le crâne de mon défenseur, Yohann Camon, sur une sortie au poing. Sur le coup, il a été sonné et moi, j’ai dû être opéré avec la pose de deux broches. » Cette mésaventure n’a pas perturbé le jeune habitant de Bury, revenu très vite à la compétition avec le même appétit.

Arrivé de Chantilly avec son père
« Je suis un compétiteur, ne cache pas l’assistant d’éducation au collège de Mouy, titulaire d’un BTS NRC (négociation relation client). En match, je parle beaucoup avec mes coéquipiers, ça permet à tous le monde de rester dans le match. »

Benjamin Baras est arrivé à Balagny l’été dernier, après avoir passé dix ans à Chantilly où on lui faisait peu confiance. « J’ai seulement joué les trois derniers matches de la saison en équipe première, se souvient-il avec un peu d’amertume. D’ailleurs, pour ma première titularisation, j’en avais pris cinq contre Balagny... »

Durant l’intersaison, Rachid Kaouachi, qui l’avait croisé chez les jeunes lorsqu’il entraînait Mouy, l’a alors accueilli à bras ouverts. Et son père Denis a suivi son fiston à l’US Balagny-Saint-Epin où il occupe le rôle de soigneur. « Après les matches, on fait des débriefings dans la voiture et je progresse grâce à ses critiques. » Aux entraînements, il travaille avec Vincent Segonds, le fils de Philippe, le président, lors de séances spécifiques. « Je bosse dur avec lui, mais c’est un plaisir. J’en ai besoin pour me sentir fort, car je n’aime pas encaisser de but. »

Benjamin Baras n’a plus connu ce sentiment désagréable depuis cinq matches. Et ça pourrait durer encore un moment…

De notre correspondant

THIERRY RAYNAL


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